Paper Girl - La chronique de Christohe Balme !

Les « Eisner Award », c’est souvent comme les Oscar : on donne un prix qui n’est pas forcément justifié mais qui récompense un artiste pour l’ensemble de son oeuvre. « Paper Girls », Eisner 2016 de la meilleure nouvelle série n’entre pas dans cette catégorie là.

Brian K. Vaughan est un habitué des récompenses, que ce soit avec « Ex-Machina », « Y le dernier homme », « les Seigneurs de Bagdad » ou encore son joyau de la couronne « Saga », le scénariste américain n’a plus besoin de serre-livres tant il a reçu de prix.

 

Son dernier bébé se nomme donc « Paper Girls » et derrière un titre qui fait très « cinéma indépendant », se cache une série surprenante à tout point de vue.

Erin est livreuse de journaux dans une petite ville des Etats-Unis, mais le soir d’Halloween 1988 va radicalement changer sa vie. Lors de sa tournée, elle va tomber sur trois autres filles, livreuses comme elle. Après avoir fait déguerpir des mecs qui leurs cherchaient des noises, ces « paper girls » vont tomber sur des créatures vêtues de noir, dont elles vont suivre les traces pour arriver dans une maison abandonnée. Là, elles vont trouver une étonnante machine qui va les propulser dans un monde parallèle.

A mi-chemin entre « E.T. » et les « Goonies », ce récit nous plonge au coeur d’une histoire tout droit sortie des années 80, mélangeant plusieurs influences dans un grand récit d’aventure fantastique.

Impossible de résumer ce premier tome en quelques mots tant il est riche en rebondissements, mais une chose est sûre, c’est que vous rencontrerez des dragons, des voyageurs temporel et les quatre gamines les plus cool des 80’s.

Cliff Chiang au dessin fait un super boulot, son trait et simple et précis, en une case on comprend les attitudes et les émotions de tous les personnages. Chiang est un dessinateur jusqu’à là assez méconnu, mais qui est à l’aise aussi bien avec le suspense qu’avec les scènes d’action. Avec Matt Wilson à la couleur, ils forment un duo d’artistes qui propose des planches aux teintes pastel en parfaite adéquation avec ton du récit.

 

 

Si vous aussi vous avez été biberonnés aux « Gremlins », « Retour vers le futur » et autre « Rencontre du 3ème type », il est fort à parier que vous tomberez sous le charme de ces quatre filles. « Paper Girls » a reçu un « Eisner » bien mérité, qui place une fois de plus « Image Comics » en tête de tout ce qui se fait de mieux en matière de comics à l’heure actuelle, mais est-ce besoin de le rappeler ?

 

 

 

 

 

 

Publié dans Chroniques - review

Publié le 28/10/2016 13:29:05
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